« I fengsel » : « en prison » en norvégien

 

 

Prison est un terme désignant à la fois une forme de punition et le lieu, le bâtiment ou l’ institution , dont le but principal est l’ expiation ou une autre privation de la liberté des personnes – Source Wikipédia

Les Etats Unis viennent de vivre 35 jours de fermeture gouvernementale à cause de la construction du mur de Trump. Le plan de Brexit – en grande partie voté pour se protéger d’une immigration non souhaitée – proposé par le gouvernement May ne semble satisfaire personne Outre-Manche. La question de comment protéger la société contre les individus qu’elle juge indésirables semble à l’ordre du jour.

Nous ferons bientôt un épisode sur l’émigration mais aujourd’hui je voudrais qu’on parle d’une autre grande population contre laquelle la société cherche à se protéger : ses criminels, les prisonniers.

Une autre raison de s’intéresser à tout cela est que notre podcast a pour but de se questionner sur les implications sociétales de nos décisions.

On peut mesurer le degré de civilisation d’une société en visitant ses prisons. Dostoïevski

Prenons le système carcéral habituellement le plus encensé au monde, celui de la Norvège.

Le système carcéral norvégien repose sur le principe de la réinsertion. Comme dit le Directeur de la prison de Halden – une prison haute sécurité norvégienne que Time Magazine a nommé « La prison la plus humaine au monde »

Toutes les personnes dans les prisons norvégiennes vont retourner un jour dans la société. Préférez-vous qu’ils soient en colère ou réhabilités ?

Concrètement, à quoi ressemble un système qui encourage la réinsertion ?

    • Le principe fondateur est la justice dite restaurative – qui vise à réparer le crime commis – non punir le coupable.
    • La peine maximale est de 21 années d’incarcération, même pour quelqu’un comme Anders Breivik.
    • Les prisonniers peuvent pour la plupart voter.
    • Dans certaines prisons, ils peuvent vivre en colocation avec d’autres prisonniers, chacun avec une chambre individuelle et des parties communes comme des cuisines (où les couteaux sont en libre-service).
    • Souvent la prison, même si elle peut avoir des murs (physiques ou naturels) intègre un peu de nature comme des arbres.
    • La sécurité est dite dynamique et non statique, ce sont les gardes qui préventivement essaient de prévenir un danger, pas le système et les murs de la prison qui les empêchent.

Bilan : le taux de récidive est <20% (aux US 60-75%)

Cependant :

  • Ce système est très cher soit 277€ par jour par prisonnier. En comparaison en France nous sommes à 98€ et 92€ aux Etats Unis.
  • On dit souvent que la Norvège est un cas unique, petit et privilégié, peu reproductible dans d’autres pays. À titre indicatif, il y a plus de prisonniers à Fleury-Mérogis (+4000 personnes) que dans toute la Norvège
  • On dit souvent que c’est un luxe et que cela n’est pas assez punitif.

Revue de presse :

  • Internationale

Article du Guardian sur les prisons norvégiennes.

Article du New York Times sur le même sujet.

Site sur tout ce qui se passe en Norvège.

Le site de la justice restorative.

    • Française

Article de Lacroix.

Article de Slate.

L’initiative Emmaüs dans Le Monde.

Documentaire ARTE dans la série Un autre regard.

 

 

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