Des métiers auxquels vous n’auriez jamais songé

Si aujourd’hui, le taux de chômage revient en boucle dans le discours de nos politiques et représente la principale préoccupation de nos petits vingtenaires, d’ici  2030, il n’en sera plus rien !

OpenYour annonce la fin du chômage (ou presque… mais vraiment presque presque).

Crédit illustration: Gilles Marrey

 

 

Deux milliards d’emplois devraient même disparaître d’ici 2030

Bousculés par l’accélération des progrès technologiques, le vieillissement de la population et les transitions (numériques, écologiques ou énergétiques), nos métiers n’ont plus qu’un avenir à durée déterminée. Deux milliards d’emplois devraient même disparaître d’ici 2030, mais il semblerait que la plupart soient plutôt en voie de mutation. Le ministère du travail américain estime que 65 % des écoliers d’aujourd’hui exerceront, une fois diplômés, des métiers qui n’ont pas encore été inventés. Combien de métiers d’aujourd’hui étaient inimaginables il y a 20 ans ? Beaucoup, aurions-nous tendance à répondre… et encore davantage demain. La pouponnière réinvente les emplois des prochaines décennies, y laissant fleurir un monde un peu plus conscient et bienveillant. Rencontre avec vos jobs de demain.

Le Boucher Veggie

En écho à l’augmentation de la population mondiale, réussir à trouver la recette adéquate pour un pavé de soja goût rognons sera un des grands enjeux de la décennie. Produire de la viande sans en payer les coûts environnementaux permettrait la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre et la réduction de notre consommation d’eau. Cette quête culinaire déjà entreprise par des chefs de renom et des scientifiques, serait un mélange de céréales et d’arômes artificiels pour s’approcher au plus près de la texture et du goût des animaux. Pas loin derrière le steak végétal, les insectes feront eux aussi leur entrée sur le marché de la consommation occidentale. L’Entomonisier, spécialiste de la cuisine d’insectes, mixera à la perfection les grillons caramélisés à un verre de vin rouge.

Le Foulanceur

Spécialistes de la finance participative, les foulanceurs sont les prochains annonceurs en partage. De la colocation au covoiturage, il est devenu commun pour les jeunes générations de mutualiser l’usage d’un objet ou d’un lieu. Nouveaux consultants en économie collaborative, ils réinventent notre manière de travailler, trouvent de nouveaux concepts pour l’amélioration du bien commun ou organisent l’utilisation partagée de l’aspirateur de l’immeuble. Possiblement fondé sur le crowdfunding, le Foulanceur repérera les projets qui relèvent de l’intérêt général et proposera aux services publics de compléter le financement des projets déjà amorcés par des particuliers. Certainement qualifié de Génie d’avenir, dans les années à venir, il redonnera toute son importance à un nouveau style de consommation : celui du partage.    

Agronome urbain

Si nos grandes villes rassemblent près de 60 % de la  population mondiale, l’impact environnemental des activités humaines suscite une prise de conscience chez nos citadins. Sur les toits des immeubles ou dans de grandes fermes verticales, on fait pousser fruits et légumes en circuit court « made in métropole ». Mais cette agriculture urbaine exige de nouveaux ingénieurs formés dans la gestion de la biodiversité et de l’hydroponie (culture de plante réalisée sur substrat neutre et inerte). Ainsi, une nouvelle sorte d’ingénierie verte devrait émerger, élaborant nos cultures au cœur des villes. Le secteur du « développement durable » engendrerait ainsi la création de 600 000 emplois français d’ici 2020*. D’autre part, en réponse à l’amenuisement des nappes phréatiques, des collecteurs d’eau atmosphérique feront leur entrée sur le marché pour soutenir la création de ces plantations. Réserve encore vierge, de larges filets enduits de sels hygroscopiques permettraient de récolter l’eau du ciel et de l’utiliser directement pour les carottes du Bâtiment B. De nombreux emplois seront créés pour installer et entretenir ces installations garantissant une nouvelle ville.

*selon le conseil d’orientation pour l’emploi

Chirurgien mécano

En 2001, la première opération à distance a été réalisée entre Strasbourg et New York pour une ablation de la vésicule biliaire. Réalisée avec succès à plus de 7.000 km, cette chirurgie d’avenir a été rendue possible grâce à la téléchirurgie. Associant la télécommunication à haut débit à une robotique de pointe, le délai entre le geste du chirurgien et celui de son avatar serait inférieur à 200 millisecondes. Si la technologie utilisée coûte encore cher, cette dernière devrait devenir plus accessible dans les années à venir et permettrait l’avènement d’un droit à la santé où que l’on soit. Par ailleurs l’impression 3D s’étant perfectionnée, il est aujourd’hui possible de créer certains organes. À partir de cellules souches, les scientifiques recomposent les tissus humains, pour réaliser des reins, des mains, des cœurs. Une heureuse nouvelle pour la liste d’attente des dons d’organes et les prochains chirurgiens.


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