L’algocratie

Tous les jours des milliers d’algorithmes façonnent notre vie. La suggestion de votre prochaine vidéo YouTube ou le podcast qui pourrait vous plaire, selon l’appli que vous utilisez, la personne qui passe et celle qui se fait arrêter pour une fouille corporelle à l’aéroport, le choix du patient sur liste d’attente qui a le plus besoin de l’organe d’un donneur…

Ces algorithmes sont aussi présents dans notre gouvernance nationale. Par exemple plusieurs pays utilisent aujourd’hui des algorithmes de récidive criminelle pour aider les juges à décider des remises de peines.

Là où les choses se compliquent un peu c’est que ces algorithmes ne sont plus forcément codés par des humains. C’est ce qu’on appelle le Machine Learning, l’algorithmie apprenante, où les ordinateurs apprennent d’eux-mêmes quels sont les bons facteurs de prise de décision : par exemple, pour fixer les taux d’un crédit bancaire, les machines se sont rendu compte que la capacité des individus à bien mettre des lettres majuscules au début des phrases était un très bon indicateur de remboursement. Et très souvent aujourd’hui, on ne comprend pas forcément comment certains algorithmes fonctionnent.

Du coup, aujourd’hui on se questionne sur la possibilité d’un nouveau modèle de pouvoir et de gouvernance, où le pouvoir est aux mains de l’algorithme de la machine, on parle d’algocracy.


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